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Enquête de branche Prévention et Sécurité 2018

Enquête de branche Prévention et Sécurité 2018

par | 29 Oct 2019

La dix-septième édition de l’enquête de branche Prévention-Sécurité propose un bilan de la profession à l’issue de l’année 2018.L’enquête de branche, réalisée par le cabinet Xerfi I+C, pour le compte de l’Observatoire des Métiers de la Prévention et de la Sécurité entre avril et juillet 2019 a été présenté aux partenaires sociaux le jeudi 19 septembre 2019.

Elle mentionne que le secteur de la prévention-sécurité a généré un chiffre d’affaires de 7,57 milliards d’euros et a créé 1 900 emplois en 2018. L’Insee, l’Acoss, l’Opcalia et les entreprises membres des organisations patronales des secteurs de la surveillance humaine, de la télésurveillance et de la sûreté aéroportuaire, ont été sollicités de même que 2 000 entreprises non adhérentes.

Elle comporte un volet économique et un volet social :

Volet économique

Nombre d’entreprises.

Les entreprises les plus nombreuses sont celles qui ne disposent pas de salariés, elles sont plus de 8000. En seconde place, il y a celles qui disposent d’au moins un salarié dans les domaines de la surveillance humaine, de la télésurveillance et de la sûreté aéroportuaire qui comptent entre 3 514 et 4 267 entreprises, selon les statistiques de l’Insee ou de l’Acoss. Ensuite, il y a les entreprises qui détiennent entre 1 à 19 salariés et qui sont au nombre de 2 352 en 2018. Les sociétés de 20 à 99 salariés sont en quatrième place et sont au total de 919. Et enfin, 243 entreprises ont 100 salariés et plus en 2018.

Chiffres d’affaires.

Selon Xerfi I+C, l’ensemble des entreprises de la sécurité, incluant les spécialistes de la télésurveillance ont conçu un chiffre d’affaires de plus de 7,55 milliards d’euros hors taxes dont 41% sont généré par les 39 plus grandes entreprises et 11.5 % par les entreprises de moins de 20 salariés.

La sous-traitance s’est réduite à 7,5 % alors qu’elle avait culminé à 9 % en 2016

Diversification des activités. 

En 2018, 85 % des entreprises effectuent une activité de surveillance humaine. La protection rapprochée, l’installation de systèmes, la formation ou encore le transport de fonds font partie des activités annexes.

 Le Xerfi I+C a également noté que les entreprises de surveillance humaine, de télésurveillance et de sûreté aéroportuaire employant au moins un salarié font en moyenne près de 2 activités distinctes.

Les plus grandes sociétés ont des activités plus diversifiées avec en moyenne 3,2 activités. Les petites et moyennes tailles (soit 100 à 499 salariés) sont à 2,1 activités et les structures avec moins de 100 salariés exercent 1,9 activités.

Typologie de marché. 

En 2018, les clients privés prédominent avec 70 % soit 5,3 milliards d’euros et les marchés publics font 30 % du montant total du chiffre d’affaire. Cependant, la progression de la sécurité sur le long terme a été plus marquée sur les marchés publics que sur les marchés privés car en 2009, le secteur public a fait 22%, 27% en 2017 et 30 % en 2019 d’après le cabinet d’études.

Volet social

Effectifs

Xerfi I+C a noté que les créations nettes d’emplois s’élèvent à 1 900 et les effectifs des salariés ont atteint le nombre de 177 250, soit une augmentation de 1%.

L’ancienneté moyenne des agents de sécurité a également augmenté car elle avoisine 6,5 ans en 2018 alors qu’en 2017, elle était de 6 ans.

De l’autre côté, l’âge moyen des salariés a diminué légèrement et est à 40 ans en 2018.

Les hommes restent malgré tout majoritaires dans le domaine de la sécurité bien que le nombre des femmes progressent de 0,5 point, soit 14 % des effectifs salariés.

Types de contrats

Les contrats à durée déterminée ont progressé au cours des 10 dernières années car en 2018, ils représentent 81,5% des embauches contre 69% en 2014 et 42% en 2010.

Le taux de transformations de CDD en CDI est identique à celui de 2017 soit à 3,5 %.

Difficultés de recrutement

Le rapport de branche s’est intéressé pour la première fois à la difficulté de recrutement et a affirmé que le taux était de 42 % pour le recrutement en CDD, et 35 % en CDI.

Selon les entreprises, les principales raisons sont : les refus des candidats à cause des conditions de travail (43 %), la qualité de formation qui est insuffisante (32 %), le problème de nombre de CQP ou de diplômés disponibles (30 %), ou parce que les exigences de rémunération ne correspondant pas aux postes (21 %).

Départs de l’entreprise

En 2018, le premier motif de départ dans les entreprises spécialisées dans la télésurveillance est la démission (33%). Ensuite, il y a l’interruption ou la fin de la période d’essai qui est de 23 %.

Toutefois, pour l’ensemble des entreprises de prévention et de sécurité, les fins de CDD correspondent à 77,5 % des départs et les démissions ne représentent que 5 %.

Catégorie professionnelle des salariés

En 2018, les agents d’exploitation représentent 86,5 % de l’ensemble des effectifs, 9 % de l’effectif total pour les agents de maîtrise et 2 % pour les cadres.

Le taux d’encadrement de proximité moyen est de 10 % : il y a donc une baisse de 0,5 point.

Heures travaillées

Les entreprises de la branche prévention-sécurité ont totalisé une hausse de 2% par rapport à 2017 soit 279 millions d’heures de travail sur l’ensemble de l’année 2018. Le tarif moyen de l’heure accomplie est estimé à 25,6 euros.

Formation professionnelle

La durée moyenne des formations évolue de 2,5 heures en 2018 et retrouve les 19,5 heures tel qu’en 2016.

Cependant, les dépenses au titre du plan de formation ont baissé de 1,5% de la masse salariale soit 60 millions d’euros.

Il y a également une baisse dans le nombre de salariés formés, soit 78 000 contre 96 100 en 2017.

Agressions

Les taux d’agressions verbales et d’agressions physiques ont augmenté par rapport à 2017.

Le cabinet d’études constate que les agressions sont rarement suivies d’une plainte dans les petites entreprises bien qu’elles y soient plus fréquentes.

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